presse-bouton

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12- J+3

Je démarre par un petit échauffement du soufflet et quelques allés et retour en Basse de Mi.

L'annulaire commence a se familiariser et reste sagement sur son bouton.

Coté droit, c'est difficile, j'ai les doigts raides et curieusement trop courts. Mon petit doigt n'arrive pas jusqu'a son bouton. Il me faut plusieurs tentatives infructueuses avant de m'apercevoir que j'ai le pouce scotché sur l'arrière du coffre. En le posant à sa place sur le bord mes autres doigts retrouvent leur longueur et leur mobilité: ça aide!

 

Quand on travaille seul, il faut veiller à tout car personne n'est là pour vous reprendre et vous conseiller.

Au début ça demande beaucoup de vigilence car il y a une multitude de petites choses à faire simultanément. Surveiller sa posture, ne pas s'avachir, la position de l'instrument bien verticale pour ne pas gèner le mouvement du soufflet, le bras gauche qui pousse et tire réguliérement, la position des doigts, pas n'importe lesquels, les bons doigts sur les bons boutons, le tout en rythme et en bonne synchronisation. Tout ça doit être vérifié régulièrement sous peine d'être dans l'erreur. Ca peut décourager ou stimuler, au choix. Moi ça me motive et me pousse.

 

Aujourd'hui je dois essayer de découvrir comment déjouer le piège de la synchronisation de mes deux mains. Comme tout bon droitier, j'ai une main droite adroite et une main gauche....gauche.

Se reposant depuis toujours sur sa soeur dominante qui se tape le plus gros du boulot, cette dernière ne prend jamais d'initiative.

En saisissant un accordéon, on comprend que cette situation que l'on trouve normale et immuable va évoluer fissa et que notre petite planquée va devoir elle aussi assurer sa part de taf en oubliant sa fâcheuse habitude de copier sur sa voisine.

 

Pratiquement ça veut dire que si hier, j'ai buté sur la deuxième portée du Crabe, aujourd'hui, je vais devoir m'y coller sérieusement et sans faiblir jusqu'à réussir la délicate synthèse GD sur l'ensemble des trois portées.

Si tout se passe comme je l'espère ce soir mon crabe devrait marcher sur ses dix pattes.

 

Eh bien non, aujourd'hui, malgré toute ma bonne volonté rien n'y a fait, le crustacé probablement vexé et sur ses gardes a résisté a toutes mes tentatives d'approche. Quelque peu déçu, je décide de le laisser à sa bouderie et d'aller voir à la page 6 si le Pacifiste a de quoi me changer les idées.

 

Le rythme de valse m'a toujours donné des fourmis dans les jambes, alors, de savoir que dès le second exercise on me propose d'en jouer une cela me ravit.

La mélodie est sympatique, le rythme est pile poil ce que j'aime, inutile de dire que les fourmis ont migré vers mes doigts et qu'il me tarde d'essayer. J'allais écrire "de  l'éxécuter" mais depuis la loi Badinter c'est un terme que j'utilise avec précaution.

La méthode préconnise de bien travailler le rythme de la main gauche. Le problème c'est que le majeur doit venir aider l'annulaire mais que celui ci prend toute la place et ne lui laisse aucune chance d'atteindre son bouton. Je ne résoudrai pas le problème ce soir car ce changement de doigt m'est impossible même à vitesse lente. Je subodore que pour y parvenir, la position de la main est essentielle et que ça fera l'objet de mes prochaines expérimentations.

 

Pour ne pas finir sur une seconde déception je tente une petite incursion sur la main droite au cas où. Bonne surprise! ça passe comme dans du beurre. Probablement pas assez salé pour des bretons mais si doux pour moi habitué que je suis à l'huile d'olive.

 

Ouf! on a frisé la Fanny, Soprani peut faire de beaux rêves.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



21/09/2012
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