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2- L'instrument

Maintenant que j'ai trouvé La Méthode il me faut chercher un instrument pour mettre en pratique mes bonnes résolutions.

 

Je pense pouvoir le trouver dans cette petite rue tranquille de Montpellier derrière cette facade dépourvue de signe particulier dont seule la porte d'entrée trahi l'activité qui s'y cache. En tendant l'oreille on perçoit la musique d'un accordéon.

 

Sans RdV impossible de trouver ce lieu discret, refuge de mes attentes. Un homme jeune et souriant m'ouvre la porte et me fait pénétrer dans son atelier de réparation. Peu d'outils, juste un petit établi de travail et au mur des étagères pleines d'instruments au repos: malades en attente de soins ou retapés prêts à reprendre du service.

Il y en a pour tous les goûts de toutes les tailles et couleurs : des clinquants strassés, des colorés à la barbie, des discrets aussi et des tout en bois magnifiques de sobriété.

 

A cet instant, mon émotion est avant tout esthétique car j'ai toujours trouvé à cet instrument une beauté mystérieuse et quelque peu fascinante. D'ailleurs, ce qui caractérise les instruments de musique c'est leur beauté intrinsèque et, cette beauté soeur jumelle de l'harmonie, interdit d'imaginer que la musique qui va en sortir puisse être médiocre. Il y a donc d'emblée une exigence de l'instrument vis à vis de l'instrumentiste et c'est le poids de cette attente que je ressens présentement au moment de choisir mon futur compagnon.

 

Par goût musical, mon choix s'est porté sur l'accordéon chromatique. Pour cet instrument, la Méthode "Diou Flo" recommande la version boutons 3 ou 4 rangs pour la main droite et 80 sur 5 rangs pour les basses main gauche.

Par facilité relative (ça ressemble à un piano vertical) je serais allé spontanément vers un clavier à touche, mais il paraitrait que notre culture accordéonistique française ait un mépris dédaigneux pour le clavier à touches dont on laisse l'usage à des rustres septentrionaux.

Alors, va pour les boutons même s'il y en a beaucoup trop à mon goût.

Mon choix se porte sur un accordéon tout noir. C'est la couleur que j'associe à la musique que j'aimerais faire: mélancolique et sensuelle aves des langueurs de tango ou des accents de fado.

Par crainte du ridicule, je décline l'offre qui m'est faite d'essayer l'instrument repoussant cet instant de vérité à plus tard dans l'intimité de mon chez moi.

 

Par prudence, j'ai opté pour la formule de la location trimestrielle qui me permettra de me familiariser avec l'instrument et d'en changer le moment venu au gré de mes espérés progrès.

Affaire conclue, je me retrouve sur le trottoir avec une grosse boite noire au bout du bras plein d'espoirs et d'appréhensions.

Ne reste qu'à rentrer à la maison et guetter le facteur.

 

 

 

 



09/09/2012
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