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31- noel

A la date du 27 Décembre 2012, cet article est le 31ème de mon blog.

 

Chers amis, si vous comptiez sur la Fin du Monde pour faire l'économie de vos cadeaux de Noël, ç'est loupé, le cataclysme annoncé n'a pas eu lieu et, c'est malin! il ne vous reste que 2 jours pour vous rattraper aux branches du sapin et sans casser les boules s'il vous plait.

 

Musicalement, la Fête de Noël nous gâte car le répertoire qui s'y attache est varié, populaire et universel. Depuis notre plus tendre enfance nous connaissons les refrains de Petit papa Noël , Vive le Vent, Mon beau Sapin et de tas d'autres chansons attachées à cette fête particulière, désirée et tellement attendue par les petits et les grands.

 

Faisant partie de ces dernier et l'imagination toujours proche du stade de l'ébulition, la proximité de l'évenement me souffla l'idée de jouer pour l'occasion quelques chants de Noël à l'accordéon. 

Mon bon sens, toujours sur le qui vive, arguant de ma balbutiante pratique de l'instrument tenta immédiatement de me ramener à la raison, mais pendant qu'il développait ses arguments mon désir se transformait irréversiblement en besoin. 

Pas mécontent dans le fond de faire une fois de plus un pied de nez à la partie raisonnable de mon individu, je décidais de  prendre fait et cause pour le risque et la fantaisie et de mettre mon projet encore brûlant à exécution.

 

Bien entendu (je répète aux sourds qui m'entendent qu'ils peuvent employer cette expression sans retenue car elle n'a rien à voir avec l'audition) nous connaissons tous ces airs célèbres sans avoir la moindre notion de Musique et même pour un débutant de mon accabit, il est à priori facile de les retrouver à l'oreille sur le clavier d'un accordéon et de les apprendre par coeur. Mais je ne m'imaginais pas le soir de Noël faisant le malin devant le sapin, en train de balbutier pitoyablement mes petites mélodies à la main droite: il me fallait autre chose, du sérieux.

 

Ceux qui bidouillent l'instrument à soufflet savent qu'on ne commence pas un air sur une note quelconque, autrement dit en appuyant sur n'importe quel bouton, qu'une fois ledit bouton localisé on ne le presse pas avec un doigt pris au hasard et que les boutons suivants devront être à leur tour pressés par d'autres doigts soigneusement choisis pour éviter les embouteillages et les tendinites.

Ici, je ne parle que de la mélodie jouée à la main droite, mais, faut il le rappeller?, nous ne jouons pas de la flute à bec et si nous avons imprudement choisi l'accordéon, c'est aussi dans l'espoir d'utiliser intelligement notre main gauche, ou en d'autre termes, pour mettre de la sauce et des légumes autour de la viande car, en musique comme en cuisine, on appelle cela l'accompagnement.

Mais tout ça, ça ne s'invente pas, surtout lorsqu'on à que quelques mois de pratique, et le seul moyen efficace pour trouver les bons ingrédients est de faire appel à des partitions autant que possible  conçues pour notre instrument.

Par bonheur, j'ai la chance de connaître un lutin qui travaille depuis longtemps avec le Pére Noël et qui à pu me dénicher au fond d'une malle, trois partitions d'airs bien connus que je me suis empressé (j'avais un petit mois devant moi) de décripter et d'apprendre.

Entre la Bretagne et les régions enneigées évocatrices d'un Noël immaculé, il y a une certaine distance, et j'ai du faire face à des doigtés inédits avec des intervalles nouveaux. Difficultés nouvelles largement compensées par ma motivation à apprendre des morceaux connus de tous et que chacun pourrait chanter pendant que je les jouerais. A peu près au point, à la veille de l'évenement, je me réjouis de pouvoir déposer quelques airs d'accordéon acceptables dans la hotte du père Noël.

 

Il y a un an d'ici, je n'avais aucune pensée pour la Musique et encore moins pour l'accordéon.

Depuis, des changements brutaux et inattendus sont venus bousculer ma vie et m'ont obligé à repenser radicalement mon futur. La Musique s'est proposée à moi comme une évidence et la pratique d'un instrument (désir profondément enfoui et si longtemps refoulé), s'est rapidement imposée. 

Vouloir jouer d'un instrument c'est accepter d'entrer par la petite porte dans un monde inconnu et complexe. C'est aussi une remise en question car, sans en avoir réellement conscience, on prend l'engagement de s'exprimer dans le futur dans un langage dont on ignore tout ou presque.

Pour affronter l'inconnu et découvrir toutes ses richesses, j'ai choisi l'accordéon. Le mien s'appelle Soprani, il est docile et compréhensif et sait faire preuve d'une infinie patience quand pour progresser un tout petit peu je lui demande enormément. Ce que nous avons à découvrir ensemble est immense et nous n'aurons probablement jamais le temps d'en faire le tour mais c'est sans importance car c'est au jour le jour, dans l'effort couronné de succès que se trouve notre vraie source de plaisir.

 

A tous nos lecteurs, avec ou sans accordéon, nous souhaitons beaucoup de bonheurs pour l'année à venir et de très bonnes fêtes de fin d'année.

 

                                                                                             Soprani et Presse Bouton

 

 

 



20/12/2012
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