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37- 8 mois déja !!!!

Aujourd'hui, Dimanche 28 Avril 2013, le blog de Presse Bouton a reçu sa 3000 ème connexion.

N'ayant donné aucune nouvelle à mes lecteurs depuis le 2 Février, je pensais que l'intérêt pour ce blog allait s'éteindre de lui même, avec l'abandon progressif des aficionados de la première heure décontenancés par l'arrêt incompréhensible et brutal de leur lecture préférée. Or à mon grand étonnement, je constate qu'en dépit de ce mutisme de plus de deux mois, la fréquentation de ce blog, reste ininterrompue et soutenue.

Certains lecteurs privés de leur feuilleton musicomique auraient ils mis à profit ce temps libéré pour se reproduire et donner le jour à une nouvelle génération de petits accordéonistes en herbe avides des bons conseils de Papa Presse Bouton? Il n'est pas interdit de le penser et si c'est le cas, on notera la fertilité remarquable et prometteuse des adeptes de la Méthode DIOU FLO dont ses auteures ne peuvent que se réjouir.

Ce petit blog sans prétention en prodiguant de bonnes raisons de s'attaquer à la pratique de l'Accordéon et surtout en proposant  des remèdes simples et efficaces pour lutter contre le découragement semble donc avoir encore de beaux jours devant lui.

Mais tout ça c'est du bla-bla qui n'intéresse probablement que Presse Bouton lui même.

Ce qu'on attend, c'est la suite, ce qui s'est passé depuis que j'ai donné de mes nouvelles pour la dernière fois.

Qu'on se rassure, depuis tout ce temps, je n'ai pas abandonné l'accordéon et je m'entraîne toujours en jouant quotidiennement. Mes progrès en dent de scie, sont lents mais constants et l'envie de persévérer ne m'a jamais abandonné.

Ce qui a changé, c'est ma prise de conscience de la nécessité de m'ouvrir sur l'extérieur, de m'affronter à un auditoire, de me frotter à d'autres musiciens. Cela m'a obligé à quitter le confortable liquide amniotique breton dans lequel je venais de passer six mois bien à l'abri des critiques pour me confronter à la réalité du jugement et de l'appréciation de ce qu'il faut bien appeler: mes congénères. Seule façon d'apprécier mon niveau et d'entrer par la petite porte dans le monde, cette fois ci réel, de l'accordéon.

Ces deux derniers mois, J'ai donc beaucoup regardé et beaucoup écouté, en tentant de comprendre ce que je devrais (conditionnel!!) faire pour atteindre mes objectifs. Ma principale conclusion est que, seul un travail acharné me permettra d'y parvenir, la facilité et l'aisance n'étant que le résultat d'inlassables et opiniâtres répétitions. J'ai aussi observé que la fluidité et le naturel d'une interprétation dépendaient en grande partie de l'utilisation de "doigtés réflexes", d'automatismes nombreux, utilisés à la demande par le musicien.

Autre constat plus troublant pour un débutant, les pratiques et doigtés sont multiples et chaque accordéoniste a sa manière propre de jouer, d'où l'impossibilité d'en tirer un modèle unique et encore moins de certitudes définitives quand à la technique à employer.

Enfin, s'il existe bien, comme dans toute discipline, des surdoués de l'accordéon, des artistes virtuoses aux capacités hors du commun dont l'aisance insolente pourrait démotiver quelques téméraires prompts à capituler, il faut savoir et se persuader que l'on peut faire plaisir et se faire plaisir avec des moyens limités toujours perfectibles.*

Je ne suis donc nullement découragé par mes petits résultats mais, comme j'ai besoin de savoir ce que mes doigts font ou doivent faire pour pouvoir les utiliser efficacement, je potasse, je me renseigne, je teste sans pour autant délaisser ma méthode favorite qui reste le tuteur de ma croissance accordéonistique.

Sortir de ma coquille, m'a aussi obligé à comprendre mieux ce qu'est un accordéon. Ce faisant, j'ai entrouvert les portes d'un monde fabuleux de beauté, d'ingéniosité et de musicalité. Petit à petit j'apprends à connaître les différents types d'instruments et la multitude de sonorités que l'on peut en tirer. C'est très complexe et cela demande d'avoir une oreille très fine et une audition particulièrement subtile. Je suis loin de tout comprendre mais l'écoute de tant de richesses sonores stimule irrésistiblement et donne envie de savoir jouer toujours mieux.

C'est pourquoi, je me suis décidé à me séparer de mon fidèle Soprani ( 80 basses, 46 touches main droite et deux registres) pour aller vers un modèle plus important ( 96 basses, 68 touches main droite et  5 registres ) duquel j'espére tirer plus de profit et surtout plus de plaisir à jouer. "Prétentieux" diront certains, "Au point ou il en est, son Soprani pouvait encore faire l'affaire un bon moment". C'est vrai et je m'en étais jusque là convaincu moi même.

Mais c'était avant, avant que mes doigts ne se posent sur les claviers d'un instrument plus gros et surtout plus riche. Ceux qui m'ont traité de prétentieux n'ont qu'à moitié raison car passer d'un instrument modeste à un plus important, on s'en doute bien, ne m'a pas rendu meilleur pour autant (la première semaine d'adaptation fut plus que laborieuse), mais ce simple changement je peux le dire a décuplé mon plaisir à jouer.

Pour m'en expliquer, je m'adresse aux cyclistes qui me lisent et qui comprendront ce que j'ai pu ressentir, quand à mes lecteurs qui n'ont jamais fait de vélo ils ne pourront que l'imaginer.

Rappelez vous le jour où, enfant, on a enlevé les deux petites roues stabilisatrices de votre premier vélo pour vous faire rouler et tenir en équilibre sur les deux seules grandes roues. Vous pensiez que c'était impossible et votre crainte de tomber était grande, mais, à mesure que vous preniez de l'assurance, vous découvriez une liberté jusque là inconnue, sentiment annonciateur d'inimaginables possibilités.

Et bien c'est exactement ce que j'ai éprouvé en changeant d'accordéon il y a deux mois maintenant.

Ma conclusion en est toute trouvée et je dirai que si cet article a donné à certains l'envie de faire du vélo, mon retour sur le net n'aura pas été vain.

 

* L'accordéon a ceci de magique que sa simple apparition fait naître le sourire sur les visages car son pouvoir d'évocation est tel qu'il est le compagnon intime des souvenirs de plusieurs générations. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



28/04/2013
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